Une enquête socioéconomique approfondie sera réalisée dans les cinq principales zones de production: Diana-Sofia (Ambanja – Baie d’Ambaro, Antsohihy – Maromandia), Boeny (Mahajanga – Baie de la Mahajamba et Soalala), Menabe (Morondava – Belo sur Tsiribihina), Atsimo Andrefana (Morombe – Mangoky et Baie de Befotaka) et . Les données socioéconomiques sont aujourd’hui extrêmement limitées sur cette pêcherie à l’échelle nationale.

1) Etude Socio-économique

Le suivi socio-économique sera opéré via une enquête approfondie l’année 1 (afin de diagnostiquer la situation locale de la pêcherie) et des enquêtes plus ciblées les années 2 et 3 (destinées à évaluer les indicateurs qui seront jugés pertinents). La première année du projet, dans chaque zone, une équipe d’enquêteurs interviendra dans les principaux villages et enquêtera une centaine de ménages et les autorités locales pendant près de deux semaines. Ces informations socioéconomiques quantitatives et qualitatives seront analysées et actualisées de manière plus ciblée les deux années suivantes par le même prestataire de service. Ce travail permettra de comprendre la place de la filière « crabe » dans la vie sociale et économique des villages côtiers et prendre en compte ce contexte local et les spécificités géographiques dans les orientations de gestion. De plus il permettra de préciser le déroulement (notamment les villages pertinents) des enquêtes en sciences sociales. Chaque enquête se subdivisera en trois phases :

2) Etude Anthropologique

Des enquêtes anthropologiques et en géographie sociale seront réalisées dans chacune des zones cibles. Ce type d’enquêtes qualitatives nécessite une présence plus longue des enquêteurs dans les villages que l’enquête socioéconomique, aussi seuls certains villages fortement impliqués dans la pêche du crabe mangrove et/ou la gestion locale seront sélectionnés, en fonction des résultats de l’enquête socioéconomique et des informations déjà disponibles sur la pêcherie de crabes. Ces enquêtes permettront de recueillir des informations sur l’organisation sociale de la pêche au crabe, la mise en œuvre éventuelle de règles locales par les communautés, l’existence éventuelle de conflits d’usage, la présence éventuelle de pêcheurs migrants, et les relations avec les opérateurs externes dont les ONGs.